Partager l'article ! Débat du 2 février 2012 sur la crise : Rendre possible une autre économie !: Une salle comble. Un public attentif et demandeur de clefs pour c ...
Bonjour à tous
Une salle comble. Un public attentif et demandeur de clefs pour comprendre. Des orateurs pédagogiques. Une soirée réussie.
Telles sont les premières idées qui viennent à l’esprit après la réunion organisée par le Front de Gauche dans le cadre de la campagne électorale. « Comprendre la crise pour mieux lui résister et mieux la combattre », ce thème de la rencontre en présence de Jean-Pierre Brard et d’Henri Sterdyniak répondait à un vrai besoin parmi le public qui n’avait pas hésité à venir malgré un froid polaire.
Henri Sterdyniak, dirige le Département “Economie de la Mondialisation” de l’Observatoire français des conjonctures économiques, l’OFCE. Il est aussi fondateur de l’association « Les économistes atterrés ». De façon très claire, il a répondu à des questions sur les mécanismes financiers avec des phrases simples qui ont permis de rendre passionnant ce débat. Ainsi, les participants on fait leur l’exigence d’un autre rôle dévolu à la Banque centrale européenne que le Front de Gauche porte dans le cadre des élections présidentielles. Il est paru scandaleux que la BCE, sous contrôle de l’Union européenne, prête des milliards d’euro à des banques, alors qu’elle refuse de financer les états. Ceux-ci sont alors contraint de s’adresser aux banques qui s’appuient sur des agences de notation aux mécanismes opaques afin de proposer des contrats à des taux d’usure. Au passage les actionnaires des banques se frottent les mains devant de tels profits. La proposition du Front de Gauche est apparu légitime pour exiger que la BCE prête directement aux états aux même taux qu’aux banques. A part les actionnaires tout le monde y gagnerait, surtout les peuple et les comptes publics.
Jean-Pierre Brard, député, candidat sur la circonscription de Bagnolet-Montreuil est revenu sur la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy. Notamment il a pourfendu la question de la TVA sociale. A qui fera-t-on croire qu’une augmentation de la TVA n’aura pas d’incidence sur les prix, ni sur le pouvoir d’achat des familles ? A qui fera-t-on croire que des diminutions de charges sociales provoqueraient de l’embauche dans les entreprises qui touchent déjà des dizaines de milliards d’exonérations alors que le chômage explose littéralement ?
La TVA sociale est rejetée par plus de 63% des français. Ceux-ci ne croient plus aux mensonges du président presque candidat. D’ailleurs malgré l’invasion Sarkozyste de 9 chaînes de télévision dimanche dernier, sa prestation ne provoque pas le frémissement dans les sondages tant espéré par ses troupes. 5 ans d’une politique au service de la caste des riches, des spéculateurs, des grands patrons ont instruit les citoyens sur le sens de sa politique. Président du pouvoir d’achat , mensonge ; engagement à lutter contre le chômage, poudre aux yeux ; justice sociale, balivernes ; le décrochage entre la réalité vécue par les gens et les propos présidentiels est démonstratif de l’exigence d’une autre politique dans le pays, une politique économique qui tacle le capitalisme, qui redonne du pouvoir d’achat, qui permette de satisfaire aux besoins !
La soirée terminée, les débats se sont poursuivis en marge, les participants refaisant le monde ! Tant mieux, c’est notre objectif !
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