
MARSEILLE Marie-George Buffet a exhorté à Marseille les électeurs à ne pas "se tromper de vote utile", à trois jours du premier tour de l'élection présidentielle.
"Ne laissons pas quelques-uns écrire notre histoire. Ils vont nous dire qu'il ne faut pas prendre de risque, qu'il faut se ranger derrière François Bayrou ou Ségolène Royal. Ils nous parleront de vote utile", a-t-elle affirmé devant près de 7.000 personnes venues la soutenir dans son dernier meeting de campagne.
"La meilleure façon de ne plus avoir de 21-Avril, c'est que la gauche ait le courage d'affronter la droite. La principale menace, c'est le vote utile qui fait glisser toute la vie politique à droite", a-t-elle ajouté.
Marie-George Buffet a estimé que le "vrai vote utile" était le choix d'une gauche "ancrée dans le mouvement social", "fière de ses quartiers" et qui ne se contente plus "d'incantations morales".
"C'est en cette gauche effrontément populaire en laquelle je crois. Votons pour donner une boussole à la gauche", a-t-elle dit.
Elle a mis en garde la "gauche du renoncement" à ne pas céder à une "alliance contre-nature" avec le "chouchou des médias", François Bayrou.
"Dominique Strauss-Kahn nous a dit d'une manière très convaincante qu'il ne voulait pas être son premier ministre. Mais, avec les Kouchner, les Allègre, les Rocard et les Cohn-Bendit, on nous susurre qu'il faudrait mettre une grande coalition en place contre Sarkozy et son pôle conservateur", a-t-elle dénoncé.
"Il doit se frotter les mains", a précisé la candidate de la gauche populaire et antilibérale.
Marie-George Buffet a réservé ses dernières piques de campagne aux "Dr Jekyll et Mr Hyde de la droite".
Le candidat de l'UMP, qui avait choisi Marseille pour tenir au même moment sa dernière réunion publique avant le premier tour, a concentré l'essentiel de ses attaques.
"Il nous parle d'une France qui n'est pas la nôtre, une droite qui veut créer un pôle ultraconservateur avec le Front national", a-t-elle expliqué.
"Il faut faire reculer ce discours de haine. Il faudra faire en sorte que toutes les lois liberticides de Sarkozy soient abrogées", a-t-elle conclu.
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