En hâte, le ministre de la justice avait le 28 septembre dernier réuni les maires de la Seine-Saint-Denis après la note alarmiste du Préfet sur la sécurité dans le
département. Les maires communistes présents à cette rencontre avaient réaffirmé la nécessité de revenir à une vraie police de proximité. « …Les dérives policières sont une des racines
de la délinquance juvénile en Seine-Saint-Denis, elles remettent en cause la notion même de service public pour tous. L’institution policière doit être repensée et re-questionnée sur son
fonctionnement et ses pratiques dans nos quartiers populaires» avait indiqué, pour sa part, Didier Paillard, maire de Saint-Denis. L’Association Départementale des Elus Communistes et
Républicains avait tout de suite demandé l’ouverture d’une table ronde.
Aujourd’hui, l’Institut National des Hautes Études de Sécurité (INHES), qui dépend du ministère de l’intérieur, vient confirmer la note du Préfet et la
nécessité de s’en prendre aux racines des difficultés : la pauvreté, le chômage, les inégalités.
Oui un fossé s’est creusé avec les autres départements, mais au lieu de dresser des colonnes et faire des parallèles sur la violence, regardons de prêt les moyens
financiers entre les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis, dressons les parallèles de la construction de logements sociaux, dressons ceux de l’aide sociale à l’enfance, ceux du nombre de
bureaux de postes, d’agences d’accueil du public de la sécurité sociale où encore d’EDF et de GDF…par exemple.
Vous trouverez ci-dessous les liens vers les réactions de :
Marie-George BUFFET (secrétaire natioanle du PCF) : http://www.elus93.org/contenu/fjoint/9/818_MGB.rtf
Hervé BRAMY (Président du Conseil Général de Seine St Denis): http://www.elus93.org/contenu/fjoint/9/820__rmdiff_cp_INHES.doc
Commenter cet article