Mauvaise nouvelle. J’ai reçu avant hier un appel de Mme Durupt. Si elle m’a bien remercié d’avoir répondu durant l’été aux sollicitations de la presse, elle m’a aussi annoncé que le parquet avait fait appel de la relaxe prononcée le 4 septembre dernier. Ainsi donc, non seulement M.Hortefeux a-t-il décidé d’atteindre coûte que coûte le chiffre de 25.000 expulsions annuelles mais le gouvernement décide également de mettre au pas la population. La volonté est claire, intimider, dissuader toute action de solidarité envers des expulsés, mais aussi des sans-papiers, des voisins, des amis. Les mesures scélérates sont de plus en plus nombreuses pour criminaliser la solidarité, Tests ADN, tentative de fichage des enfants sans papiers, amendes requises contre les élus qui parrainent des sans-papiers…
Catherine Herrero, avocate de Mme Durupt, l’a bien dit dans son plaidoyer en juin et encore à la fête de l’Humanité : « quand il voit une injustice dans la rue, dans un avion, le citoyen actif a plus que le droit d’intervenir, il en a le devoir ». C’est ce devoir qu’a courageusement et dignement rempli Mme Durupt et de nombreux passagers du Paris-Bamako du 28 avril dernier. C’est pour cela que les élus communistes seront avec elle au procès en appel et que je témoignerai.
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