Avec la présentation de son nouveau « contrat social » Nicolas Sarkozy s’emploie à défaire minutieusement toutes les avancées sociales arrachées par le monde du travail
depuis 1936, la libération et les mouvements de 1968.
Répondant aux vœux les plus chers du MEDEF, il explose littéralement le système social Français : les garanties de l’emploi, les systèmes de retraite, la fonction publique, le
droit de grève, la sécurité sociale, le logement social…
Tout ce qui peut apparaître comme une forme de résistance est attaqué ou récupéré.
Les collectivités locales, les municipalités de gauche comptent parmi ces bastions de résistance qu’il convient de réduire et le président s’y emploie, il réduit les marges
d’autonomie des communes, il conteste les choix souverains du conseil régional d’île de France, il multiplie les tentatives de débauchage comme il l’a déjà fait pour son gouvernement.
Il est donc urgent et décisif, partout où la gauche gère des villes, d’affirmer notre volonté de constituer, dès le premier tour, des listes d’union des forces de gauche.
Le parti communiste vient en ce sens de lancer un appel sans ambiguïté :
« Un an après sa victoire, ou bien N. Sarkozy subit le début d’une sanction, ou bien il conforte son pouvoir et les capacités de résistance et d’alternative progressiste s’en trouvent
réduites.
Dans ces conditions, aucun progressiste ne comprendrait que les forces de gauche et écologistes aillent divisées à la bataille. Comme pour les nécessaires
ripostes immédiates, pour l’emploi, le pouvoir d’achat, la défense et le développement du service public, la démocratie, ce sont les objectifs, l’ampleur, la clarté, l’esprit unitaire et ouvert
des rassemblements qui seront décisifs pour marquer des points et obtenir des succès. Les velléités des uns et des autres de s’ouvrir au centre, de faire des alliances en fonction de seuls
objectifs électoralistes ou de se replier dans une posture protestataire ne peuvent que nuire à l’efficacité de ces batailles. Le PCF ne peut l’accepter.
Le PCF se
prononce donc nettement pour des listes aux municipales qui, dès le premier tour, rassemblent sans exclusive toutes les forces de gauche et écologistes auxquelles sont associées de bout en bout
des personnalités et citoyens progressistes.
Comme message fort d’une volonté unitaire partagée, il propose à ses partenaires qu’ensemble ils décident de reconduire les maires de gauche sortants. »
C’est aussi avec tristesse et incompréhension que nous prenons connaissance, dans le journal « Libération » daté du 21 septembre, d’un article consacré aux divisions du
PS en Seine St-Denis sous le titre " En Seine Saint-Denis, le PS se déchire aussi".
Cet article fait état des rivalités au sein du parti socialiste sur fond d'ambitions personnelles. Ces manœuvres, entre autres, visent à combattre les communistes au
lieu d’unir les efforts contre la droite.
François Hollande, pourtant à la fête de l’Humanité le week-end dernier, et en présence d’une foule nombreuse, attentive et exigeante avait condamné les tentatives
de divisions et pronait l'union avec les communistes et les verts. Il doit être entendu dans son propre camps.
Face à une droite décomplexée et offensive, la gauche se doit d’être unie, rassemblée pour être utile à la résistance et montrer qu'elle est apte à conquérir
le pouvoir. Toute autre attitude, guidée par l’ambition personnelle ou la volonté politique de changer les alliances en se rapprochant du centre droit, vouerait la gauche à l’échec.
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