Les manifestants répondent à l'appel de plusieurs dizaines d'associations, de syndicats et de partis de gauche, dont le PCF.
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Les présidents de l'Association des accidentés de la vie et de l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante ont prévu de lire en fin de cortège des discours critiquant les intentions du gouvernement.
"La France qui se lève tôt a mal au travail, la France qui se lève tôt ne veut pas travailler plus pour gagner plus, elle veut travailler mieux et ne pas arriver à la retraite usée et malade", déclare dans son texte transmis à la presse François Desriaux, président de l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante.
"Est-ce de votre faute s'il faut acheter une boîte de médicament ou payer une séance de rééducation parce que les règles élémentaires de sécurité n'ont pas été respectées dans l'entreprise ?", s'interroge Arnaud de Broca, président de l'association des Accidentés de la vie dans son texte.
Il a estimé que les franchises médicales revenaient à faire porter la charge de la solidarité sur les malades. "Faut-il comprendre que vous êtes responsables de votre accident du travail ou de votre maladie professionnelle?", ajoute-t-il.
A partir du 1er janvier, les malades devront payer 50 centimes d'euro sur chaque boîte de médicament et acte paramédical et deux euros par transport sanitaire.
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