Vous avez cotoyé sa silhouette menue et ses yeux
pétillants. Dans les manifs, les rassemblements, les réunions. Jusqu'à ce que ses forces la quittent, Georgette fut de tous les combats pour la justice, la solidarité, l'égalité. Elle s'est
engagé à l'âge de 16 ans à peine, c'était le Front populaire. Elle n'a jamais renoncé. De la solidarité avec l'Espagne républicaine à la Résistance, elle s'est battu toute sa vie pour les autres,
pour un monde meilleur. En tirant l'huma clandestine dans la cave de la maison de ses parents. En transportant tracts et messages au nez et à la barbe de la Gestapo et de la police de Vichy. A
Charonne, pour la paix et l'indépendance de l'Algérie, échappant de peu aux policiers qui massacrèrent des manifestants. Impossible de citer tous les engagements de cette grande dame.
Georgette nous a quittés cette nuit. Elle a vécu ces derniers mois dans la souffrance, dans la solitude aussi, mais sans se plaindre. Tout juste disait-elle, en riant et en faisant la moue : "ça
y est, je me sens vieille..."
Elle était généreuse, courageuse, altruiste, d'une modestie et d'une discrétion sans bornes. Des épreuves personnelles qu'elle a traversées, elle ne disait jamais rien. Toute sa vie, elle l'a
consacrée aux autres. Communiste, au sens le plus authentique du terme.
Rosa Moussaoui
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