La Food and Drug Administration, l'autorité sanitaire américaine, ne recommande pas l'utilisation d'un étiquetage particulier pour les
animaux clonés qui seraient proposés à la consommation.
Du lait et de la viande d'animaux clonés au menu des Américains. Cette perspective va pouvoir devenir réalité grâce à un avis que vient de rendre publique la Food and Drug Administation, l'autorité sanitaire fédérale américaine. "La FDA conclut que la viande et le lait issus de clones de bétail, de porc et chèvres, ainsi que la progéniture des clones d'espèces traditionnellement consommées, sont aussi sains à manger que la nourriture issue d'animaux se reproduisant de manière traditionnelle", indique l'agence dans un communiqué.
La FDA ne préconise pas d'apposer un quelconque étiquetage sur les produits clonés, qui les différencierait des autres.
L'avis de la FDA, qui intervient dix ans après la naissance de la chèvre Dolly, le premier animal cloné, et quatre ans après une
conclusion provisoire similaire qui avait essuyé un tir de barrage de la part d'associations de consommateurs et de protection des animaux, est une grande victoire pour l'industrie
agro-alimentaire américaine. Des entreprises comme Tyson Foods, numéro un de la viande, ou encore ViaGen, une société texane considérée comme celle ayant le plus investi dans ce type de
recherches, espèrent pouvoir vendre aux éleveurs des vaches, des chèvres ou des cochons clonés reconnus pour la qualité de leur lait et de leur viande, ainsi que pour leur
productivité.
Voici ce que l'on peut lire dans plusieurs dépèches. Ces nouvelles ne peuvent que nous inquiéter. Les apprentis sorciers veulent s'emparer de nos assiettes. Signataires de l'appel de la pétition
Stop OGm nous vous invitons à faire de même sur ce lien www.stop-ogm.org/petition_ogm.html
Vous trouverez également ci-joint une déclaration du PCf sur le moratoire sur les OGM
Le PCF se félicite de la décision du gouvernement d’instaurer un moratoire sur la culture d’OGM en France. Au vu de l’importance des risques sur la santé et l’environnement des OGM, au vu de l’absence d’évaluation de ces risques, tant la recherche publique en la matière est pauvre, tout justifiait la nécessité de stopper des productions à l’intérêt agricole plus qu’incertain. Cette avancée devrait évidemment en appeler d’autres.
Le PCF rappelle sa position très claire à ce sujet : nous demandons un moratoire sur la culture d’OGM, alors que les recherches en milieu confiné doivent pouvoir se poursuivre dans les meilleurs conditions. Ainsi, l’investissement annoncé en parallèle par le gouvernement dans la recherche en biotechnologies devrait profiter à la seule recherche publique, indépendante des grands groupes comme Monsanto. L’effort financier annoncé doit aussi servir à empêcher la privatisation du vivant orchestrée par les semenciers. Cette recherche devrait aussi servir à faire avancer la recherche agronomique dans son ensemble, à évaluer la dangerosité réelle ou virtuelle des OGM, leur impact sur l’environnement, leur utilité agronomique.
Le PCF estime qu’un grand débat scientifique et démocratique doit maintenant s’ouvrir sur les conséquences de l’utilisation des plantes génétiquement modifiées. C’est désormais la tâche à laquelle il convient de s’atteler.
Commenter cet article