Les "amis de la ferme de Bagnolet" ont
créé une AMAP. L'activité de cette Amap a démarré vite, trop vite (nous ne nous en plaignons pas) mais a mis en difficulté l'administration et les élus. Sommé de répondre par un tir
de barrage et un expéditif procès en sorcellerie, le maire à demandé à Laurent Jamet et André Baraglioli de rencontrer l'association. Il ressort de cette entrevue franche et sincère, que les deux
parties - comme on dit souvent - ont convenu que le démarrage rapide et l'inertie administrative étaient à l'origine de ce couac, que la vie associative était respectée et encouragée et
qu'il convenait de sortir par le haut d'une situation qui n'était ni agréable pour les uns, ni confortable pour les autres. Une solution satisfaisante a donc été trouvée et un modus
vivendi défini en attendant la signature d'une convention de prêt d'un local municipal. L'activité associative doit être encouragée et elle l'est. Les élus ont convenu avec
l'association du principe d'une contribution (symbolique) permettant d'assurer une égalité de traitement vis à vis des professionnels du secteur. Déjà, à son rythme maximum, (le seuil
de "50 consomm'acteurs" - est atteint) l'AMAP nécessite d'être complétée dans sa démarche car elle ne peut répondre à l'ensemble des besoins des Bagnoletais. Le rôle de la municipalité c'est
aussi celui-ci, permettre l'accès de tous à des produits de qualité, c'est pourquoi, nous ne voyons pas d'un mauvais oeil la création d'autres AMAP et incitons les habitants "déboutés
du droit d'AMAP" à se rendre chez les commerçants de proximité qui vendent également des produits bio (rue Sadi Carnot, par exemple). Complémentarité et vivre ensemble, c'est la politique que
nous souhaitons et appliquons.
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