Vous trouverez ci-joint un article de Marie Pierre Bologna concernant le 3 rue de la Barre à Bagnolet et ma réaction à ce sujet. J'ai eu l'occasion lors de cet entretien d'évoquer d'autres situations tout aussi inadmisibles. Merci à madame Dithurbide, madame Leduc, monsieur Yacine khider locataires, Mr Michel Wokotcheu gardien de l'immeuble et Monsieur Barbason technicien de l'OPH de Bagnolet pour leurs témoignages.
Laurent Jamet
CELA FAIT quatre mois que les habitants de la tour de 14 étages, située 3, rue de la Barre à Bagnolet, se trouvent sans ascenseur. La société Sacamas, qui a répondu à l'appel d'offres lancé par l'office HLM municipal pour changer le seul et unique ascenseur de l'immeuble, ainsi que toutes les portes, a démarré les travaux dans les délais, il y a quatre mois. En revanche, la livraison de ce chantier dont le coût s'élève à 190 mille euros a pris plus de cinq semaines de retard. Les pénalités - quelque 35 000 € - n'ont eu aucun effet sur les cadences. Le nouvel ascenseur, flambant neuf, qui devait être mis en service lundi ne le sera pas avant jeudi... Un retard supplémentaire qui pousse les habitants au bord de la crise de nerfs.
« C'est inadmissible ! »
« C'est insupportable ! J'habite le 4 e mais j'ai des problèmes d'asthme et de coeur. Je n'arrive plus à monter », insiste Raymonde, âgée de 73 ans. Cette retraitée, qui est arrivée dans « sa tour », comme elle dit, il y a près de quarante ans, pense également à ses voisins. « Un monsieur au 14 e souffre de maladie cardiaque », poursuit la petite dame aux cheveux blancs.
Michel, le gardien des 56 logements de ce petit ensemble, n'en peut plus : il reçoit tous les jours les doléances de « ses » locataires pris en otages. « Je n'ai rien à leur répondre, je ne reçois aucune explication », déplore-t-il. Il a pourtant contribué à aider les locataires les plus pénalisés. « Nous avons fait appel à des prestataires extérieurs pour qu'ils livrent les personnes âgées et les mères de famille qui ne peuvent faire leurs courses et les remonter avec leurs enfants souvent en bas âge dans les bras », explique-t-il.
Des plaintes ont également été déposées sur le bureau des techniciens de l'office HLM, qui se trouve juste de l'autre côté de la rue. « Nous ne sommes pas plus au courant que les locataires, assure le président de l'OPHLM, Laurent Jamet, très en colère contre l'ascensoriste. « C'est inadmissible ! » poursuit l'un des techniciens en charge des dossiers.
Du côté de la société Sacamas, dont la direction est restée injoignable vendredi, on répond simplement qu'on manque d'effectifs pour répondre à toutes les demandes de chantiers.
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