Ce matin le journal le Parisien fait sa une sur le cas épineux des ascenseurs. Tant mieux! Trop d'organismes privés ou publics font aujourd'hui le même constat de carences graves en la matière. pour illustrer ceci une journaliste est venue à Bagnolet pour rencontrer les locataires du trois rue de la Barre qui subissent une situation intolérable depuis trop longtemps. La journaliste en question n'a pas souhaité me rencontrer ni me téléphoner. Dommage ! C'est d'ailleurs en contactant sa collègue qui était venue il y a une semaine que j'ai pu donner quelques informations. Ci joint l'article et quelques mots de réactions
RAYMONDE, 73 ans, privée d'ascenseur depuis quatre mois et demi
«JE N'EN PEUX PLUS ! » lâche une maman qui habite le 11e étage d'une tour HLM en Seine-Saint-Denis. Depuis plus de quatre mois et demi, les locataires du 3, rue Barre-Nouvelle, à Bagnolet, montent et descendent, du matin au soir. A pied. Quatorze étages pour les moins chanceux. Leur ascenseur, pourtant changé récemment, est en panne.
Tous sont excédés, fatigués : « Je ne sors plus pour ne pas descendre, je reste en pyjama toute la journée », s'énerve Josette du 14e, obligée de confier ses poubelles aux amis de son fils. Sa voisine d'en face, Fofana, mère de 4 enfants, dont une petite fille de 9 mois, fait le trajet trois à quatre fois par jour, notamment pour les emmener à l'école : « Je ne dors plus la nuit, mes jambes me font mal », explique cette jeune mère dont le mari a récemment fait un infarctus. La santé, c'est d'ailleurs ce qui inquiète le plus Raymonde, du quatrième. « Le Samu a refusé de venir une fois », accuse-t-elle. A 73 ans, elle souffre du coeur, comme l'atteste sa carte d'invalidité, « J'ai confié mes clés à une voisine au cas où surviendrait quelque chose », raconte-t-elle, essoufflée.
« Rien ne sera fait avant 2009 »
Toutes les tâches de la vie quotidienne deviennent difficiles pour les locataires de ces 56 appartements. Pour les courses, l'office HLM a engagé deux équipes de deux agents manutentionnaires. Sugath est l'un d'eux. « Nous montons des sacs de nourriture plusieurs fois par jour », note cet employé qui ressent à son tour quelques signes de fatigue. Raymonde, n'arrive pas à s'y résoudre : « Ce ne sont pas des larbins ! » Alors chacun s'organise et fait ses courses au compte-gouttes, « je ne prends jamais plus de deux ou trois litres d'eau à chaque voyage, mais au final il me manque beaucoup de choses », explique une retraitée.
Un week-end pourtant, l'ascenseur a fonctionné. Deux jours miraculeux durant lesquels chacun a fait le plein. Puis nouvelle panne ! C'est en fait un conflit entre le constructeur et la maintenance de l'ascenseur qui est à l'origine de ces dysfonctionnements à répétition. Le président de l'OPHLM, Laurent Jamet, s'indigne et compte bien faire appel à une société extérieure pour expertiser l'appareil, censé répondre aux nouvelles normes. En attendant, les locataires se sentent pris en otage. « Nous continuons à payer des charges pour quelque chose qui ne fonctionne pas », remarque une habitante. Maigre consolation, les locataires ont appris par courrier qu'ils allaient bénéficier d'un remboursement de... 10 € pour la gêne occasionnée. « C'est vraiment minable », s'emporte Nathalie. « Rien ne sera fait avant 2009 », conclut une locataire du 11 e . Pour Raymonde la solution est toute trouvée : « Je vais finir par jeter mes ordures par la fenêtre pour que notre cause aboutisse. » Audrey Martin
Encore une fois bravo au Parisien pour la dénonciation de ce scandale. Cependant Il aurait été tout aussi important de dire que l'entreprise retenue dans le cadre des marchés publics avait connue sur son chantier un mois de dérapage. Que depuis des semaines à Bagnolet comme partout en France nous connaissons un taux de panne trop important et des délais de réparations qui s'allongent. Dans le cadre de cet immeuble il aurait fallu souligner l'effort du bailleurs de travailler avec une société embauchant des jeunes du quartier pour assurer le portage des courses. Fait à ma connaissance quasi exceptionnel. Nous avons du d'ailleurs en comission d'appel d'offre hier passé un avenant au marché pour que l'entreprise poursuive son portage. Ensuite le chiffre de dix euros évoqué par une locataire n'est en fait que le non paiment évident par mois de l'ascenseur qui ne fonctionne pas. Ma première préoccupation aujourd'hui est la mise en service pour les locataires dans les délais les plus brefs. Pour ce faire, j'ai mandaté un bureau d'Etude indépendant afin de constater l'etat réel de fonctionnement de l'appareil. A la suite de cela nous prendrons les décisions qui s'imposent.
Laurent Jamet
Président de l'OPH
de Bagnolet
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