Douze associations ont déposé un recours à l’encontre du fichier Edvige, (Exploitation documentaire et
valorisation de l’information générale) qui permet à la police de recenser à partir de 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l’ordre
public".
Plus de 130.000 personnes ont signé à ce jour la pétition pour "l’abandon" du fichier Edvige.
La pétition a été lancée début juillet sur internet ( http://nonaedvige.ras.eu.org) en même temps
qu’un appel qu’ont déjà signé 700 organisations.
Cette mobilisation va de paire avec le dépôt d’un recours devant le Conseil d’Etat par une douzaine d’associations (AIDES, la CFDT, la CGT, le Collectif contre l’Homophobie et pour l’égalité des droits, la Fédération nationale de l’Autre Cercle , la FSU, l’Inter-LGBT, IRIS, la Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat des Avocats de France, le Syndicat de la Magistrature, l’Union Syndicale Solidaires) pour obtenir l’annulation du décret gouvernemental instituant Edvige. L’Union syndicale des magistrats (USM) a déposé elle aussi un recours devant le Conseil d’Etat pour demander l’annulation du fichier policier Edvige.
Créé par un décret du 1er juillet au Journal officiel, le fichier Edvige permet de recenser avec de nombreux renseignements personnels, sur la santé, ou sur les préférences sexuelles, des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l’ordre public" ainsi que celles exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".
De ce "flicage en règle", digne d’une véritable police politique, créé par un simple décret, nombre de citoyens et d’organisations n’en veulent pas.
Devant la montée en puissance de ce rejet, le gouvernement a commencé de faire machine arrière. Des recules ont été annoncé sur les renseignements attentatoires à la vie sexuelle et sanitaire, ainsi que sur la durée de vie des fichiers pour les mineurs. La ministre de l’intérieur a annoncé un débat au parlement et un texte de loi plutôt qu ‘un décret.
Pour autant les associations, les organisations signataire de la pétitions et les citoyens continuent d’exiger le retrait complet de ce texte liberticide. Nous vous appelons à amplifier ce mouvement et à signer la pétition sur le site http://nonaedvige.ras.eu.org
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