Le PCF et le Parti de Gauche (PG) ont lancé dimanche la campagne de leur "front de gauche" pour les européennes de juin.
"C'est parti pour une belle aventure commune pour changer la France, pour changer l'Europe", a lancé Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, à la tribune du Zénith de Paris devant 6.000 personnes, selon"Rassemblons-nous!"
Jean-Luc Mélenchon, fondateur du PG et tête de liste dans le Sud-Ouest, a souhaité que ce front, créé en novembre sur la base du "non de gauche" au traité européen en 2005, devienne un "front populaire majoritaire, à la base et au sommet".
Appelant à la "révolution par les urnes", l'ex-socialiste a souhaité faire des européennes un "double référendum", contre l'Europe du Traité de Lisbonne et la politique de Nicolas Sarkozy, et aappelé à une "insurrection civique", comme en 2005.
"Le NPA était censé apporter un renouvellement des pratiques à gauche. En réalité, il se comporte comme une boutique qui fait prévaloir ses propres intérêts par rapport à l'intérêt général du peuple de gauche", a-t-il déploré.
Selon lui, "l'écho qu'a le NPA aujourd'hui et la popularité d'Olivier Besancenot les amènent à penser qu'ils ont les clefs de la réponse politique à la crise de la gauche et à la colère sociale", mais le NPA est "dans une bulle qui les enferme dans une illusion mortifère".
Si le "front" a déjà dévoilé la plupart de ses têtes de liste, dont le directeur de L'Humanité, Patrick Le Hyaric, en Ile-de-France, trois circonscriptions (Est,
Sud-Est et Outre-mer) sont encore ouvertes pour de possibles alliances avec d'autres forces de gauches.
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