Dans toute la France, les initiatives de soutien aux grévistes antillais et réunionnais se multiplient.
Dans un contexte social tendu, les initiatives de solidarité avec les grévistes antillais et réunionnais se multiplient en France, à la veille de la journée de mobilisation du 19 mars dans l’Hexagone. Samedi, une nouvelle manifestation a eu lieu à Paris, entre la République et la Nation, à l’appel du collectif Continuité-LKP, pour « maintenir un lien solidaire actif ». Au niveau local aussi, la solidarité ne se dément pas à l’initiative de forces de gauche, de syndicats ou d’associations d’originaires des DOM, comme ce week-end à Gennevilliers, Grigny, Sarcelles. À Bagnolet, samedi, à l’initiative des Amis de Justice (l’hebdomadaire communiste martiniquais), du PCG, de la section du PCF et de l’Amicale des Robertins de France, près de 200 personnes se sont retrouvées pour débattre du mouvement qui secoue depuis plusieurs semaines les départements d’outre-mer. Responsable national du PCF en charge des DOM, Jean-Louis Le Moing est longuement revenu sur l’originalité d’un mouvement unitaire qui s’est élevé contre l’exploitation et l’aliénation culturelle. Cette déferlante, a estimé Fernand Papaya, directeur de Justice, responsable du Parti communiste martiniquais, « dépasse le cadre même de la question du pouvoir d’achat pour s’inscrire dans une remise en cause en profondeur de notre mode de développement, du fonctionnement de notre société » institués avec une départementalisation qui n’a pas mis fin au fait colonial. D’où l’urgence, selon plusieurs intervenants, d’inventer un nouveautype de lien entre la France et ses ex-colonies. Rosa Moussaoui.

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