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Bagnolet: Le vote du budget 2009 ouvre le champ de l'action pour le renouveau de la ville.

L'intervention de Monsieur Jean-Luc Destrem, président du groupe "Ensemble pour le renouveau de Bagnolet"

Monsieur le Maire, chers collègues,

 

 

Ce soir, nous avons la responsabilité de nous prononcer sur le budget 2009 de notre ville. Il s’agit d’un acte politique majeur qui autorise la mise en œuvre et le financement des engagements pris dans le programme municipal et que les électeurs ont largement validé par leur vote il y a tout juste un an.

 

Ce budget 2009 est aussi le premier de la mandature, réfléchi, travaillé et proposé au vote de l’assemblée municipale depuis notre élection, puisqu’en mars 2008, à l’arrivée des nouveaux élus, le budget avait déjà été adopté par l’ancienne équipe.

 

Tout d’abord, permettez-moi de me réjouir d’appartenir à une majorité qui a su sortir de l’immobilisme, des blocages et des polémiques stériles entretenus ces dernières années dans l’enceinte municipale malgré des conditions difficiles marquées par la crise et une politique gouvernementale  particulièrement corrosive à l’encontre des citoyens et des collectivités territoriales,.

 

De me réjouir également que cette nouvelle majorité ait su, j’allais dire, malgré ses différences et sa diversité, mais en fait, grâce à elles, se mettre au travail sans attendre, avec un esprit constructif, dans le respect mutuel des sensibilités qui la composent, pour faire entrer Bagnolet, comme le dit notre programme, dans le renouveau tout en respectant son identité et son histoire.

 

Notre engagement et notre volonté de placer notre énergie au service de la collectivité et des Bagnoletais, ont fait la démonstration que non seulement, cette majorité a su maintenir sa cohésion et travailler ensemble, mais qu’elle s’est même élargie et diversifiée. Même lorsque des différences d’appréciations existes, le respect est toujours de mise et c’est dans le débat et l’échange que nous avançons ensemble.

 

Cet état d’esprit fait la différence jusque dans l’élaboration budgétaire où chaque élu

a travaillé son budget dans une cohérence d’ensemble où les impératifs d’économies sont maîtrisés et ne nuisent pas au développement social et à la mise en chantier des projets urbains.

Alors que les budgets précédents dans l’ancienne mandature marquait un déficit chronique, nous finissons la première année de mandat avec un excédent de fonctionnement.

 

Le groupe « ensemble pour le renouveau de Bagnolet » que j’ai l’honneur de présider, est un groupe responsable, ouvert, impliqué, exigeant. Il s’est pleinement investi dans ce travail, particulièrement difficile (surtout pour un nouveau ou une nouvelle élu-e), d’élaborer un budget adapté à la situation, sous la pression des désengagements multiples de l’état, tout en préservant notre capacité à répondre aux attentes de notre population et à la modernisation nécessaire du service public territorial.

 

C’est pourtant dans un contexte inédit de crise internationale majeure du système économique et financier que nous sommes amenés à élaborer notre premier budget.

Une crise aux conséquences dramatiques pour la population et les salariés de Bagnolet. Une crise qui n’en est qu’à ses débuts mais qui impacte déjà lourdement le pouvoir d’achat, l’emploi, le logement, la santé, l’éducation.. donc une crise qui augmente et ne va cesser d’augmenter les attentes sociales des Bagnoletais en les appauvrissant, en les précarisant.

Une crise où les plus démunis sont marginalisés, où l’on trouve de plus en plus de travailleurs pauvres, obligés de passer par les restos du cœur et la boutique de la solidarité, dans l’incapacité de payer leurs loyers, où les classes moyennes sont exclues du logement social et paient le prix fort à la crise

 

Une crise qui déprime l’économie, le petit commerce et la petite industrie, qui raréfie et renchérit le crédit pour les collectivités locales, et les particuliers. Une crise qui à l’arrivée pèse fort sur notre budget.

Dans le même temps, tout est fait par le pouvoir pour brider l’autonomie d’action des collectivités locales : toujours plus de transferts de charge, mais toujours moins de moyens  en dotations d’état, avec comme seule variable d’ajustement les impôts locaux.
Les choix politiques que nous faisons dans le cadre du budget viennent en résistance et à contre courant d’une politique gouvernementale dont la seule obsession  est de faire supporter le poids de la crise aux collectivités locales et aux populations.

A l’image du coup tordu contre les collectivités locales, annoncé par Nicolas Sarkozy, de supprimer la Taxe Professionnelle, cet impôt prélevé sur l’activité économique et qui représente près de 40% des recettes de notre ville.

C’est aussi l’annonce d’une réforme institutionnelle des territoires qui éloignerait les lieux de décision des citoyens et ferait perdre l’identité et l’histoire de Bagnolet dans une nébuleuse administrative de 6 millions d’habitants.

Cette politique qui prétend se parer des vertus de la réforme et de la modernisation est directement responsable de nos difficultés. Toutes les villes ont à y faire face, les plus pauvres particulièrement, mais aussi les riches comme Paris qui malgré tous les sièges sociaux des entreprises installés sur son territoire et la manne en taxe professionnelle qui en résulte, augment cette année ses taux de 9%. 9%, c’est aussi l’augmentation pour St Denis, mais aussi 12% à Bondy et près de 20% à Aubervilliers.

Notre budget est conforme au programme municipal et aux engagements pris devant la population, mais il n’est possible qu’au prix d’une hausse sensible des impôts locaux, inévitable dans le contexte que j’ai rappelé et sous la pression exercée par l’état. Nous y sommes contraints et nous le déplorons !

 

Aux critiques de tout genre qui s’expriment, notamment sur les blogs, nous répondons que sans cet effort exceptionnel il ne serait pas possible de préserver l’avenir, d’assurer les prestations municipales dans l’esprit qui nous anime de répondre à une demande sociale forte et grandissante, de garantir des coûts raisonnables pour les usagers de nos cantines, centre de loisirs, équipements sportifs et culturels, de pérenniser le caractère social et populaire de notre commune qui est au cœur de notre engagement et de nos valeurs .

 

Le travail engagé depuis un an par l’effort conjugué des élus, des personnels et de la population va donc pouvoir se poursuivre au rythme que nous souhaitions impulser.

Ce travail, je le rappelle s’est engagé dès le lendemain de notre élection en direct avec la population avec les assises de la ville et la mise en chantier des ateliers urbains.

Nous ne nous sommes pas contentés de reprendre les engagements du programme, nous les avons précisé, travaillé avec les élus, l’administration communale, les architectes, les urbanistes. Nous les avons débattu avec la population, confrontés aux appréciations des Bagnoletais.

 

Le temps de l’action est maintenant venu.

Les assises de la ville et les ateliers urbains ont servi, non seulement à préciser les projets mais aussi à innover, à donner du sens à notre engagement pour l’emploi des jeunes en créant des partenariats entre ces jeunes, la ville et les entreprises ouvrant sur des contrats débouchant sur l’emploi.

L’Hôtel de ville tant attendu est maintenant sur la rampe de lancement, intégré dans une refonte de la conception du centre ville avec une place de la mairie ouverte largement sur l’activité, le commerce et le logement. L’ANRU avance, la signature va intervenir et permettre l’ouverture du chantier de la rénovation urbaine avec la construction de logement sociaux. L’école Joliot-Curie, la maison du Patrimoine, la rénovation des voiries sont autant de projets qui passent aujourd’hui dans l’action, la réalisation.

 

Nous sommes loin, très loin des polémiques stériles de l’opposition qui n’a rien retenu de positif dans tout ce travail citoyen. Aujourd’hui, nous sommes sur la bonne pente, celle du redressement, celle d’un budget équilibré et offensif, à l’opposé des rumeurs savamment entretenue de mise sous tutelle de la ville.

 

Le renouveau, la modernisation, l’entrée dans ce siècle nouveau avec l’ambition de faire de Bagnolet une ville accueillante, ouverte, compétitive, attirante pour les commerces, les entreprises et la population tout en préservant son caractère populaire et solidaire, nécessitait et nécessite encore un travail énorme qui implique que notre administration communale, son organisation change, s’adapte, se modernise, devienne réellement efficiente pour mener au mieux les projets ambitieux que nous portons.

 

Cette modernisation nous l’avons entreprise avec le personnel, en créant des projets de service là où il n’existaient pas, en redéployant les capacités et les savoirs faire des agents pour toujours mieux répondre au développement du service public pour la population.

 

Je félicite à cette occasion, la direction générale et le personnel qui ont contribué à la réflexion sur la réorganisation et les projets de service pour les résultats rapides et efficaces qu’ils ont produit.

 

Cette concertation sur le devenir du service public communal, comme nous l’avons expérimentée avec le CTM,  va se poursuivre dans les autres services avec le personnel dans la perspective du nouvel Hôtel de Ville qui est enfin lancé après être resté tant d’années à l’état de projet. Quel meilleur symbole de notre modernité, comme nouvelle équipe d’élus et comme administration réactive aux changements demandés.

 

Dorénavant, nous sommes bien en place, en phase avec le DOB, parce que nous avons travaillé, chacun dans le cadre de nos délégations et en transversalité partout où cela est nécessaire ; le tout sous le contrôle de la population, avec l’appui efficace des agents communaux dans des services qui deviennent progressivement de mieux en mieux adaptés à ce travail.

 

Chers collègues, l’aboutissement de ce budget représente la validation et la reconnaissance de ce travail.

 

 

Monsieur le Maire, vous avez été porteur de cette démarche difficile et novatrice et vous avez su y associer tous les acteurs, élus, administration, et population. Nous sommes aujourd’hui plus forts, plus soudés et mieux armés avec ce budget pour affronter l’avenir. Je souhaite avec l’ensemble des élus de notre majorité, qu’avec son adoption nous donnions un nouvel élan au renouveau de Bagnolet.

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L
une bonne gueule ce président... dommage que j'aime pas les moustaches !
Répondre
M
<br /> Imaginez-vous Lénine Chère Lénina sans moustaches pour nous c'est pareil avec Jean Luc Destrem !<br /> <br /> <br />