Vœu sur la
situation au Sri Lanka
présenté par le groupe « Ensemble pour le
renouveau de Bagnolet »
La situation de guerre au Sri Lanka est dramatique pour la population de cette île, déjà fortement éprouvée, il y a 4 ans, lorsqu’elle fut dévastée par le tsunami. En dehors de couverture médiatique décente, c’est dans le silence que la situation humanitaire se dégrade de jour en jour.
Plus de 60.000 Tamouls en France sont concernés par cette guerre. Ils se sentent
ignorés et s’angoissent pour leurs proches abandonnés.
La communauté tamoule organisée dans l’association des Tamouls Bagnolet-Montreuil est légitimement inquiète de la situation des civils qui représente bien souvent la seule famille restée au pays.
Le Comité de coordination Tamoul-France a récemment rappelé l'exigence d'un cessez le feu immédiat et de l’acheminement de l'aide humanitaire.
L’armée sri lankaise est en effet en train de mener une offensive «finale» contre les opposants qui ne contrôlent plus qu’une minuscule bande de terre de 12 km² au nord-est du pays. Des affrontements d’une intense hostilité sont observés dans ce petit territoire surpeuplé de civils qui s’y sont réfugiés en grand nombre.
L’ONU estime ainsi que 20.000 hommes, femmes et enfants sont encore bloqués dans la zone de combats. Pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), «il est impératif que des organisations humanitaires indépendantes soient autorisées à apporter des secours aux civils encore pris au piège et qui en ont désespérément besoin».
Les combats entre les deux camps s’accompagnent d’atrocités envers la population tamoule et devrait susciter un légitime sentiment d’horreur et d’indignation. Les morts civils se comptent par milliers. L’exode devant les combats en a jeté des centaines de milliers d’autres sur les routes.
Selon le haut commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme, le conflit a fait 6500 morts, dont 2800 civils tamouls depuis le 20 janvier 2009 et plus de 70.000 morts depuis 1983.
La situation humanitaire sur place est jugée "catastrophique",
selon la Croix-Rouge. Médecins sans frontières (MSF) déclare faire face à une affluence de blessés sans précédent.
Aucune aide ne peut pénétrer dans le réduit et la situation de famine est, selon les Nations unies, désormais devenue une réalité.
Pour l’armée sri lankaise, la population serait utilisée comme otage par la guérilla, accusation réfutée par celle-ci. Après 25 années de guerre, le gouvernement sri lankais est en passe de gagner et refuse les dernières propositions de cessez-le-feu. Il souhaite une victoire totale, une reddition sans conditions. Faute de cessez-le-feu humanitaire, l’ONU demande un accès immédiat et permanent à cette zone.
A 80 km au sud des zones de combat, dans ce que Colombo appelle les « villages de secours » et que les
insurgés tamouls surnomment « des camps de concentration », 200.000 personnes sont enfermées dans des camps ceinturés de barbelés du district de Vavunya,. Ils sont soumis à des
interrogatoires, font l’objet de procédures de filtrages pour identifier d’éventuels combattants. Il sont privés de leur liberté de mouvement et du droit de communiquer.
Le conseil municipal de Bagnolet décide de joindre sa voix à celles des nombreuses organisations d’aide et de défense des droits de l’Homme pour appeler à l’arrêt immédiat des hostilités et
mettre en œuvre l’ensemble des moyens à leur disposition pour exiger la reprise des négociations entre les deux parties.
Le conseil municipal soutien la manifestation pacifique organisée par l’association des Tamouls qui se déroulera en Mai entre Bagnolet et Montreuil et invite la population Bagnoletaise à s’y associer.
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