Nous reviendrons dans un article prochain sur la tenue des assisses !
Vous trouverez ci-joint l'intervention prononcée par André Baraglioli, adjoint au maire, Alors que Laurent Jamet, Président du groupe CRC, était retenu par la clôture de l'élection des représentants des locataires au sein du Conseil d'Administration de l'OPHLM.
Mesdames et Messieurs, bonjour,
En tout premier lieu je souhaite exprimer notre satisfaction sur la tenue de ces assises. Et surtout vous remercier d’y avoir participé comme vous l’avez fait.
Ces assises répondent à notre volonté, exprimée dès 2005, d'écouter les Bagnoletais, d'entendre leurs avis et de réfléchir ensemble à l'avenir de notre ville.
Sans doute la démocratie est-elle toujours perfectible mais ces assises représentent un moment fort fait d'échanges et de d'expressions de points de vues contrastés, parfois antagonistes mais lorsque la parole est directe comme elle l'a été ici on ne peut faire l'économie de ces points de vue différents. C'est ce qui fait qu'il n'y a jamais trop de démocratie.
Notre vision de la participation des habitants ne se limite toutefois pas à ces rencontres. C'est un moment démocratique fort mais ce n'est pas le seul et nous souhaitons en tant qu'élus communistes que se prolonge la méthode qui consiste à associer le plus grand nombre d’habitants aux choix de notre ville.
En second lieu, comme les élus communistes ont pu le constater et l'exprimer à chacune de nos rencontres, ces assises nous montrent que nous touchons au cœur des difficultés, des souffrances, des soucis que vivent les bagnoletais : logement, emploi, école, des mots qui sont revenus à chacune de nos rencontres.
Les premières assises nous ont permis de dépasser des difficultés, de se fixer un cap. Aujourd’hui la conclusion doit être la même : Prendre les problèmes à bras le corps et puisque vous faites des propositions nous souhaitons que celles-ci soient entendues et nous nous engageons à continuer à les travailler avec vous.
Il ne peut pas en être autrement de la question du logement ! Répondre en tout premier à l’angoisse forte d’habitants de notre ville, inquiets pour eux-mêmes, pour leurs enfants, qui s’interrogent s’ils pourront continuer à y habiter, y avoir leurs places. Bien sûr, nous souhaitons le mariage avec les populations nouvelles, elles-mêmes chassées par la spéculation foncière à Paris. Oui, bien sûr, car Bagnolet, de tous temps, est une terre d’accueil. Mais pour réussir ce mariage il faut permettre aux gens qui incarnent l’âme et l’histoire de notre ville de pouvoir y demeurer et y faire leur vie. Nous nous félicitons que l'OPHLM s’engage dans le quartier de la Dhuys pour des constructions neuves qui s'adressent à un public à faibles revenus. Mais aussi rue Malmaison en mettant en chantier la construction d'une opération d'accession sociale à la propriété. Nous nous félicitons que l’opération de renouvellement urbain dans le quartier des Malassis et de la Noue conduise à la construction de 300 logements de plus que ce qui sera démoli en favorisant la mixité sociale. Au total, les prochaines années peuvent voir se construire plus d'un millier de logements.
En ce qui concerne l’emploi : il faut permettre un lien entre les entreprises et la population de notre ville et en premier lieu notre jeunesse. Nous avons des atouts forts qui ne demandent qu’à être valorisés. Des gens qui ne demandent qu’à se rencontrer comme ont su le faire l’AJN, Association de Jeunesse de la Noue et le club Face qui ont mis en relation des jeunes demandeurs d'emplois et des chefs d’entreprises. Plusieurs autres pistes allant dans ce sens ont été évoquées comme des chartes de l’emploi, ou le recensement des capacités d’accueil des jeunes dans les entreprises bagnoletaises. Nous le disons, nous sommes favorables à tout ce qui permettra à ceux qui cherchent un emploi d’y accéder.
Une des grandes satisfactions de ces assises est également de constater la disponibilité de partenaires économiques de la ville à s’engager, à ce qu’ils nous aident à développer Bagnolet.
La question de la jeunesse et des centres de quartier est souvent venue dans les rencontres. L’action des « centres de quartier » est à valoriser car on y fait beaucoup de choses : du soutien scolaire, des cours d’alphabétisation, du lien intergénérationnel, interculturel. C’est un atout pour « le vivre ensemble » à Bagnolet et c’est une orientation que nous privilégierons dans le cadre du futur débat budgétaire.
Un autre point « l’élan urbain » : Tout en restant fidèle à son âme et à ses traditions notre ville se doit d’aller de l’avant. Elle doit se doter d’un projet urbain et humain global, digne d’une ville du vingt et unième siècle capable d’allier le réaménagement du centre ville en lien avec les quartiers pour qu’aucun d’entre eux ne sente exclu ou délaissé. Comme encore aujourd'hui on a pu l'entendre.
On le voit bien, des projets ambitieux nous attentent mais nous constatons qu’un acteur essentiel est de plus en plus en recul dans ses missions : c’est l’Etat libéral. Logement, Emploi, Police, Justice, Education Nationale, on observe chaque jour que partout il manque des moyens, des projets. Pour ne prendre qu’un exemple celui du quartier des Coutures et des puces où, par manque d’effectifs, l’intervention de la police se limite au samedi. Face à ce problème comme face à tous les autres nous ne souhaitons pas en rester à une simple interpellation de l’Etat et proposer à notre tour des solutions. C’est ainsi que nous souhaitons qu’une intervention de nos agents de surveillance de la voie publique s’effectue en complément de l’intervention de la police nationale, durant les trois jours.
Cette question, celle du recul de l’Etat, nous préoccupe beaucoup car on sait trop bien qui peut prendre sa place quand il abandonne ses missions. Et lorsque les villes et les contribuables locaux ne peuvent plus assumer nous en voyons les conséquences. Nous ne pouvons pas nous y résoudre. Certes, nous ne pourrons pas tout faire, il y aura des choix à effectuer mais nous souhaitons les faire avec vous.
Pour finir, nous avons entendu les propos répétés sur le besoin de cohésion de l’équipe municipale. Au vu des projets que nous partageons, des enjeux qui nous attendent, des difficultés auxquelles nous serons confrontées, les élus communistes partagent votre exigence de cohérence et d'unité. Nous ne voulons pas gommer les débats nécessaires à la vie démocratique. Si tous sont ouverts, il faut aussi savoir prendre des décisions avec les habitants et laisser les logiques partisanes aux vestiaires. C’est notre disposition d’esprit.
Notre volonté, c'est une habitante qui est aussi une amie, Béatrice Propetto Marzi qui le résume si bien avec ses mots « Bagnolet doit continuer à assumer sa tradition, celle qui fait qu’elle agit pour les gens qui n’ont pas de moyens” C’est cela que nous souhaitons construire avec vous une ville de justice sociale, de progrès et de démocratie.
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