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Les finances locales : c'est l'argent des besoins humains, du service public !

Construire un budget à Bagnolet ou dans toute autre collectivité locale ne relève pas uniquement d'une bonne gestion des finances publiques mais de choix politiques qui orientent ou non l'utilisation de ces finances vers la satisfaction des besoins de la population et de la ville.
Depuis plusieurs années les élus communistes dénoncent les mécanismes de l'imposition locale qui épargnent les actifs financiers des entreprises et pénalisent injustement les familles ainsi que les baisses des dotations de l'état et l'augmentation des transfert de charges vers les collectivités locales. Ces choix gouvernementaux ont pour effet direct d'obliger les villes à choisir entre une forte augmentation des impôts ou la baisse des services rendus à leur population.

Les élus communistes refusent d'accepter cette alternative contraire aux valeurs qui sont les leurs, de développer la ville pour les gens, améliorer leur vie pour tout ce qui touche à leur quotidien: le logement, l'école, la formation, l'emploi, l'aménagement des structures sportives, culturelles ...
Dans cet esprit, l’Association Nationale de Elus Communistes et Républicains (ANECR)  lancent une pétition nationale  reproduite ci-dessous à laquelle nous vous appelons à vous joindre en ligne.

                                                                   ****

NON à l'étranglement financier des collectivités- EXIGEONS des moyens nouveaux

Les collectivités territoriales sont dans le collimateur du gouvernement.
Notre expérience des réformes des retraites, de la Sécurité sociale, des services publics nationaux nous alerte sur les dangers de cette offensive. Plafonnement des recettes, dotations à la baisse, transferts sans moyens, 2006, 2007, c'est l'étranglement des finances locales qui est programmé. Avec l'explosion de la fiscalité locale, à la clé.
L'enjeu, c'est l'existence des services publics locaux, tout ce qui peut échapper encore au diktat du marché, mais qu'on veut livrer aux appétits de la finance .
Crèches, écoles, restauration scolaire, centres de loisirs et de vacances, équipements culturels et sociaux, centres sportifs, aide aux personnes âgées, action sociale et de prévention, services de voiries, espaces verts, aménagements urbains, routes et transports …, rien n'est à l'abri.
Elus, citoyens, personnels, militants associatifs et syndicaux, nous refusons cette logique d'obéissance aux marchés financiers, nous refusons la mise au pas de la démocratie locale.
D'autres choix sont possibles :
 - défendre, améliorer, reconquérir les services publics,
 - donner du souffle aux finances locales et moderniser la fiscalité et développer à tous les niveaux les droits d'intervention des citoyens
Cette année, 30 milliards d'euros ont été distribués aux actionnaires des 40 plus grandes entreprises.
En taxant les actifs financiers des entreprises à un taux faible de 0 ,5 % : 25 milliards d'euros seraient disponibles pour les collectivités et répartis par une péréquation nationale solidaire (1).
Socialement juste, cette mesure serait aussi efficace pour le développement économique et l'emploi. La décider est une question de volonté et de courage politique.
L'heure est au rassemblement des élu(e)s de France, des habitants et des citoyens, pour changer la donne, exiger la taxation des actifs financiers des entreprises.
C'est vital pour mon village, ma ville, mon département et ma région, c'est mon présent et mon avenir, ceux de mes enfants.

(1)  un projet de loi en ce sens a été déposé par les parlementaires communistes et républicains.
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