La majorité municipale a voté un voeu au
conseil municipal du 25 septembre 2008 pour soutenir les postiers et le mouvement contre la privatisation de la Poste.
Non à la privatisation de la poste !
La Poste est en danger. La dégradation du service public se poursuit depuis plusieurs années, marquée par le manque de personnels dans les quartiers populaires des villes et la fermeture de bureaux ruraux, ainsi que la transformation du service financier de La Poste en banque postale avec la banalisation du livret A.
Le gouvernement a maintenant l’intention de privatiser La Poste en en faisant une société anonyme dont le capital sera introduit en bourse.
Cette réforme sonnerait le glas du service public postal,. Ce droit fondamental à la communication doit continuer à s’exercer avec des garanties qu’une gestion privée ne peut apporter.
Dans les quartiers populaires comme dans les zones rurales, partout, La Poste est un lien. Elle est utile au développement économique, notamment pour les petites entreprises les commerçants et les artisans. Les Françaises et les Français y sont attachés. Au lieu de discréditer La Poste depuis des années et de la priver des moyens d’assurer ses missions, on devrait s’attacher à répondre aux attentes des usagers et des personnels
De quoi s’agit-il concrètement ?
De ne pas sacrifier la présence des bureaux de poste dans les quartiers populaires à une logique financière, là où l’activité de La Poste ne peut dégager une rentabilité jugée suffisamment importante.
D’améliorer les conditions de distribution du courrier et d’accueil des usagers
De garantir le prix unique du timbre, de pérenniser la distribution six jours sur sept, supérieure aux obligations européennes. De permettre aux foyers les plus modestes de trouver encore un partenaire bancaire au sein de La Poste, attentif à leur situation.
La privatisation de La Poste ne va pas améliorer la qualité du service rendu, mais au contraire la dégrader et rendre celui-ci beaucoup plus inégalitaire.
Cinq syndicats de La Poste (CGT, Sud, CFDT, FO et la CFTC), représentant 95% du personnel ont appelé à la grève le 23 septembre. De nombreuses organisations comprenant ses syndicats, les partis de gauche, le Collectif de défense des Services publics, des élus, de nombreuses associations regroupant des usagers lancent un appel pour empêcher cette privatisation. La mobilisation est forte : 40% de grévistes pour une première riposte et 61% de français opposés à la privatisation de la poste.
Parce que nous rencontrons les mêmes préoccupations que les salariés et notre population devant la destruction du service public postal, le conseil municipal de Bagnolet s’oppose vigoureusement à sa privatisation.
Il exprime son entière solidarité avec les postiers dans les luttes qui se développent contre les suppressions de bureaux, les réductions d’horaires, les tournées non assurées, les restructuration et l’aggravation des conditions de travail et pour gagner l’amélioration du service postal, de l’emploi, des droits et garanties du personnel et l’unicité de la poste.
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