Dans son discours sur la psychiatrie du 2 décembre 2008, Nicolas Sarkozy a fixé son cap : tout pour le sécuritaire, rien pour répondre au manque de moyens des équipes de
psychiatrie face à la souffrance psychique. S’il a fait des propositions et annoncé le déblocage de crédits, ce n’est pas pour améliorer la qualité des soins, mais pour renforcer le caractère
carcéral d’une partie de la psychiatrie avec la création de 120 chambres d’isolement, de 4 centres fermés ou encore l’instauration des bracelets électroniques. Ces décisions ressemblent à s’y
méprendre à un dispositif dépendant du Ministère de l’Intérieur, et non plus du Ministère de la Santé. Pourtant la psychiatrie a besoin de moyens pour mieux prendre en charge, pour accompagner,
pour soulager la souffrance de ces centaines de milliers de personnes qui ont recours chaque année au dispositif de psychiatrie de secteur. Le Président Sarkozy stigmatise la maladie mentale,
voire même la criminalise, dans le mépris le plus total des valeurs de la République. La psychiatrie a besoin de lits, pas de chambres d’isolement. La psychiatrie a besoin de structures nouvelles
ouvertes sur la société, pas de lieux d’enfermements. Pour sa part, le Parti communiste français continuera à porter sur la psychiatrie un regard de respect et d’ouverture. A l’opposer de la
dérive sécuritaire annoncée par le Président de la république. Parti communiste français Paris, le 4 décembre 2008.
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