Lundi soir le débat sur l’eau convenu au conseil municipal s’est tenu devant une assistance d’une quarantaine de Bagnoletais. Après la diffusion d’un petit
film introductif réalisé par le Conseil Général du Val de Marne, le débat a pu commencer. Sont intervenus successivement Stanie Villain, maire adjointe chargée du développement durable qui a
présenté l’enjeu de la soirée et a animé le débat, Josiane Bernard déléguée de Bagnolet au SEDIF et vice-présidente du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis a expliqué les enjeux particuliers
de la journée du 11 décembre et parlé de l’avenir du SEDIF, Gabriel Amard, président de la communauté des lacs d’Essonne et également délégué au SEDIF qui a évoqué le cas de sa collectivité dont
certaines villes sont édhérentes au SEDIF et d’autres pas.
Les questions du public et les interventions des politiques ont permis de porter le débat sur le statut particulier de l’eau et sur la nécessité de renforcer, quelle que soit le choix de délégation pris par le SEDIF, la transparence et le contrôle citoyen. Restant au niveau politique le débat n’est pas tombé dans un dialogue entre experts pour rester au niveau des préoccupations des habitants de notre ville : comment faire baisser le prix de l’eau ? qu’est-ce que le meilleur prix ? une tarification sociale est-elle possible ? comment le contrôle citoyen s’opère ? actuellement ? demain ? La bataille sera t-elle terminée le 11 décembre avec le vote du SEDIF ? A cette dernière question la réponse a été unanimement « NON ». Josiane Bernard a annoncé qu’elle porterait ce « NON » collectif du conseil municipal de Bagnolet.
Un bémol, tout de même, car cette soirée au service d’un engagement que nous croyions collectif a été terni par l’absence remarquée de deux intervenants et le « boycott » de ceux qui se disent être les véritables initiateurs du débat.
Le parti socialiste a pris ombrage de la présence de M.Amard et décidé de ne pas participer à ce débat, décision prise à 18h. Les verts godillots lui ont emboîté le pas et M.Oliva en a fait de même. Plus surprenant le journaliste « indépendant » invité n’a pas pris la peine de se décommander. Nous déplorons bien évidement cette décision qui montre, encore une fois, l’incapacité de l’opposition à entretenir un débat non conflictuel et à refuser de se retrouver, avec nous, sur des thèmes fédérateurs.
Nous avions déjà dénoncé l’interdit prononcé par M.Di Martino contre Hélène Zanier (ancienne déléguée au SEDIF) dans la préparation de cette rencontre. Nous trouvons franchement risible le suivisme des verts et du CAC93 qui se plient au caprice de M.Di Martino. Les fourgons du PS sont-ils donc confortables à ce point ? Pour M.Amard, qui à rejoint le nouveau « Parti de Gauche » cela ne semble pas être une fatalité et nous le remercions de sa contribution très passionnée et intéressante au débat.
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